Chronique : Double disparition de Claire Gratias, tome 1 de la trilogie Orphans


Dans le cadre de mon mémoire, j'ai eu l'opportunité d'assister à la rencontre entre Claire Gratias et des élèves de seconde de mon ancien lycée. Suite à cette rencontre, j'ai décidé de lire l'un de ses ouvrages, le premier tome de la trilogie Orphans, Double Disparition. D'ailleurs, je remercie mon ancienne documentaliste du lycée et amie qui m'a prêté ce premier ouvrage.
Peu après s'être disputé avec ses parents, Marin, 17 ans, reçois ce SMS sur son Smartphone : "Il y a des jours où tu rêverais d'être orphelin ? Tu ne supportes plus tes parents ? Deviens acteur de ta vie. Rejoins-nous sur www.project.orphans.com" Puis, il se volatilise.
Journaliste et amie de la soeur aînée de Marin, Alexia enquête sur sa disparition parallèlement à la police. Elle s'intéresse au Seahorse insitute qui propose à sa riche clientèle des soins expérimentaux quand une nouvelle disparition est signalée. Celle de Tessa, proche de Marin...
L'histoire se déroule à La Rochelle, ville que j'associe à mes souvenirs de licence. Du coup, j'ai pu redécouvrir avec cette lecture du premier tome de Orphans : Double Disparition certains endroits caractéristiques de cette ville touristique et si chère à mon coeur. J'avais cette impression de la découvrir sous un autre angle, et de me balader dans des lieux que je connais peu, voir pas du tout.

Grâce au décors de La Rochelle, Claire Gratias nous emporte dans deux univers différents : dans l'un, nous suivons les recherches des proches de Marin, inquiets de sa disparition ; dans l'autre, nous assistons à l'étonnement, au bouleversement de Marin face à ce qui lui est arrivé. Les deux villes de La Rochelle se ressemblent mais sont différentes, différence visible par la végétation et par l'organisation de la ville. L'auteure alterne avec ces deux univers, ce qui peut paraître complexe. Cependant, elle arrive à ne pas nous perdre en chemin.

Dès le début du roman, nous sommes happés par l'aventure étrange et particulière de Marin. Très vite j'ai trouvé ce personnage très attachant. C'est en effet un personnage type par lequel les adolescents pourront s'identifier et s'attacher, et ce très vite. C'est un jeune lycéen en pleine recherche de soi et qui n'apprécie guère l'autorité de ses parents (ici sa mère, étant donné que son père est en voyage à l'étranger et ne peut être contacté) et de sa grande soeur. C'est aussi un garçon très intelligent car il a tout de suite compris que quelque chose clochait, qu'il n'était pas dans sa véritable réalité, son véritable monde. Cependant, la meilleure amie de la soeur de Marin, Alexia, m'a un peu dérangée. C'est une jeune femme, journaliste, un peu trop caricaturée, et qui se lance tout de suite dans l'enquête de la disparition de Marin. En quelque sorte elle est une détective, ce qui fait écho à son double, mais je ne vous dirai pas plus à ce sujet. ^^

Ce premier tome de la trilogie Orphans permet à Claire Gratias de présenter au lecteur que nous sommes, l'univers dans lequel elle veut faire évoluer ses personnages. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'auteure sème, tout au long de l'action, des éléments qui attirent l'attention du lecteur, qui l'intrigue et qui l'interroge. Mais j'ai trouvé que la présentation de l'univers du roman, qui est bien faite, prenait trop de place à l'action.

En tout cas, j'ai passé un moment très agréable en lisant ce roman de Claire Gratias, qui est une auteure très accessible et intéressante et dont l'écriture est fluide et accessible. Au point de vouloir connaître la suite car la fin de ce premier tome m'a laissé intrigué. Je vous conseille cette lecture, et de mon côté, je vais essayé d'emprunter cet été la suite de la trilogie.

FICHE TECHNIQUE : 

Titre : Double disparition 
Saga : Orphans
Auteure : Claire Gratias
Éditions : Rageot (20 mars 2013)
12,50€
288 pages
Extrait : 
"Rencontre avec Tessa:
Cheveux courts, très noirs, travaillés au gel effet mouillé.
Grands yeux marron clair, trop maquillés.
Corps de sportive: Longiligne, sec et nerveux.
Tenue vestimentaire sans originalité: jean destroy, t-shirt au dessus du nombril et moulant la poitrine, Converse aux pieds.
Sans vergogne, Marin s'attarda sur les cuisses de la fille.
-T'as de la chance, dis donc, il reste encore un peu de tissu entre les trous.
"

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