Chronique : Mystic City de Theo Lawrence


Depuis le mois de janvier, date de sortie de Mystic City de Theo Lawrence, sa magnifique couverture me fait de l’œil. J’ai lu le résumé et je me suis dit que ce roman est pour moi. Encore une dystopie ? Pas grave ! L’univers semblait hyper prometteur.

Aria Rose, la plus jeune héritière d’une des deux plus puissantes familles rivales de Mystic City, se retrouve promise à Thomas Foster, le fils des pires ennemis de ses parents. Leur union est sensée mettre fin à des décennies de vendetta politique, et réunir les habitants des Aeries, la classe dominante de la ville, contre les Mystiques bannis qui errent et fomentent dans ses bas-fonds.
Mais Aria ne se souvient pas être tombée amoureuse de Thomas ; de fait : elle se réveille un matin avec de grandes zones d’ombres dans sa mémoire. Et elle ne parvient pas à comprendre pourquoi ses parents auraient accepté de s’unir aux Foster en premier lieu. Quand Aria rencontre Hunter, un rebelle et séduisant Mystique des bas-fonds, elle commence à retrouver des bribes de souvenirs, et comprend qu’il détient la clé de son passé.
Les choix qu’elle sera amenée à faire sauveront ou condamneront la ville – et sa propre existence.

Je me suis lancée le mois dernier dans Mystic City. J’ai tout de suite totalement adhéré à l’ambiance et au monde créé par l’auteur. Les Hauteurs pour les riches, les Bas-fonds pour les pauvres, et les mystics qui se rajoutent à une situation politique déjà bien complexe suite à un attentat meurtrier. Le potentiel dystopique est énorme ! En plus de ça, Theo Lawrence décrit très bien les lieux, les technologies, les personnages, le tout donnant la vision d’un univers parfaitement attrayant. Dès les premières lignes j’ai voulu en savoir plus, à l’aise dans le roman.

L’intrigue est décrite du point de vue d’Aria, ado richissime et puissantissime, dont les parents « gouvernent » Manhattan. On se rend tout de suite compte que quelque chose cloche. Il ne m’a fallu que quelques pages pour comprendre ce qui se passe et écarter les doutes laisser par l’auteur. Après avoir lu le roman entier, je me rends compte qu’en à peine 30 pages (alors que le tome en fait 400), j’avais deviné tous les grands traits de l’histoire … Et c’est bien là le problème.

L’univers est beau et bien fait, mais l’intrigue a été pour moi totalement transparente. J’ai vu venir à des kilomètres ce que l’auteur tentait de faire. Quel dommage ! Aria est tellement naïve que ça m’a plusieurs fois tapé sur le système (d’où le fait que j’ai mis près de 3 semaines pour terminer Mystic City). J’aurai voulu que son cerveau fonctionne plus vite pour rentrer plus rapidement dans le vif du sujet. J’ai passé les deux premiers tiers du roman à attendre que la situation se débloque.

Une fois les 250 premières pages passées, l’action entre enfin en jeu. Certains personnages se révèlent et les évènements s’enchainent enfin. J’ai assez aimé la dernière partie et comment les choses tournent à la fin. C’est ce que j’ai attendu pendant tout le roman. Il n’y a pas eu de réelle surprise pour moi, pas même à la fin, mais au moins, on peut vraiment dire que l’intrigue est lancée. Encore une fois, l’auteur s’est aménagé des pistes très prometteuses à développer dans le deuxième tome (Toxic Heart, à paraitre en 2015). J’espère sincèrement qu’il saura mieux les exploiter et beaucoup plus rapidement que dans ce tome 1.

Au-delà de ces quelques problèmes de rythme et de pertinence, j’ai beaucoup aimé les personnages, notamment celui d’Hunter. Pour une fois, ce n’est pas l’héroïne qui porte la culotte, mais bien le personnage masculin. Il est vivant, drôle, impliqué, courageux, fort. Bref, tout ce qu’on peut attendre d’un ado de son âge, qui doit assumer une situation qu’il n’a pas choisi. J’ai hâte d’en savoir plus sur la suite pour voir comment il évolue.

La promo du roman se basait beaucoup sur un « Roméo et Juliette revisité ». Personnellement, je n’ai pas trouvé la comparaison très pertinente, ni l’intrigue similaire (à moins qu’ils ne meurent tous les deux à la fin, je ne sais pas). J’ai trouvé les quelques allusions du roman assez bateaux et pas très romantiques. La romance n’a rien de très originale en soi mais je pense qu’elle saura quand même contenter le public adolescent à qui est destiné le roman.

En résumé, j’ai trouvé l’univers très beau et la dystopie très prometteuse mais pas assez bien exploitée par l’auteur. J’aurai voulu une héroïne moins naïve et plus forte. L’intrigue est hyper prévisible, sans surprise. Pourtant ça n’a pas été une mauvaise lecture. Je lirai quand même le tome 2 parce que je pense qu’il y encore une chance pour que l’histoire me surprennent et par amitié pour l’univers et certains personnages. 



Je lui ai mis : 

FICHE TECHNIQUE : 

Titre : Mystic City 
Saga : Mystic City (tome 1) 
Auteur : Theo Lawrence 
Editions : Pocket Jeunesse (2janvier 2014) 
18,50€
414 pages
Extrait : 
"— C’est très gentil de ta part, dis-je.
— Penses-tu. Ce n’est pas tous les jours qu’on tombe sur une belle jeune fille en détresse. (Il fait jouer ses biceps avec un grand sourire.) L’occasion ou jamais de mettre en valeur mes talents de superhéros.
Je ris.
— Un superhéros, carrément ?
— Carrément. Je m’appelle Hunter, au fait.
— Aria, dis-je.
— Oui, je sais… je veux dire, je t’avais reconnue.
Cela ne m’étonne pas. La plupart des habitants de Manhattan savent qui je suis.
— Eh bien, ravie de te connaître, Hunter. Merci de m’avoir sauvée.
— Normal. On est comme ça, nous, les superhéros."

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3 petits mots

  1. Il faut vite que je le sorte de ma pal ! :)

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  2. Un premier tome que j'ai beaucoup apprécié. Bien que j'aurai aimé avoir plus d'informations sur l'univers. Et, c'est vrai que tout est un peu (beaucoup) trop prévisible... Hâte que le deuxième tome sorte !

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