Cinéma : Transcendance, le dernier Johnny Depp !


J’ai profité de la Fête du Cinéma le week-end dernier pour aller voir le dernier film avec Johnny Depp, le fameux Transcendance dont la gigantesque campagne promo ne vous à certainement pas échappé. Je n’avais pas vu la bande annonce et lu aucun synopsis. Autant dire que j’y suis allé à l’aveugle. J’aurai peut-être dû y réfléchir un peu plus avant de m’y aventurer !

Dans un futur proche, un groupe de scientifiques tente de concevoir le premier ordinateur doté d’une conscience et capable de réfléchir de manière autonome. Ils doivent faire face aux attaques de terroristes anti-technologies qui voient dans ce projet une menace pour l’espèce humaine. Lorsque le scientifique à la tête du projet est assassiné, sa femme se sert de l’avancée de ses travaux pour « transcender » l’esprit de son mari dans le premier super ordinateur de l’histoire. Pouvant désormais contrôler tous les réseaux liés à internet, il devient ainsi quasi omnipotent. Mais comment l’arrêter s’il perdait ce qui lui reste d’humanité ?


Le pitch de base est plutôt prometteur. On s’attend à un bon film de science-fiction autour de l’intelligence artificielle et un Johnny Depp transcendant (sans mauvais jeux de mots). Pourtant ça n’est pas du tout le sentiment que j’ai eu pendant la projection.

L’action met du temps à réellement démarrer. Non pas que le cadre soit compliqué à mettre en place mais le réalisateur (Wally Pfister) a certainement voulu que tout soit parfaitement clair afin d’exposer au mieux la situation, comme tout au long du film d’ailleurs. Les enjeux concernant la mise en place d’une intelligence artificielle sont compliqués et finalement plutôt bien expliqué ici. Dès le début, une réflexion autour de cette thématique commence.

Malheureusement, même une fois le film vraiment lancé, l’action en elle-même ne vient pas. Il ne se passe rien de spectaculaire, rien de fort, rien de très excitant. L’intrigue reste sur le même ton de la réflexion. Au fils du temps, on progresse en même temps qu’Evelyn Caster, qui se rend compte des limites de l’invention de son mari et en vient à se poser de plus en plus de questions sur sa dangerosité.

Pour moi, c’est là l’unique intérêt du film. C’est une sorte de synthèse de tout ce qui a pu se dire et se faire sur l’intelligence artificielle. Sans réellement prendre parti (quoi que), Transcendance nous amène à considérer la chose sous plusieurs angles, nous en montre les bienfaits et les limites. Il me semble que le film n’a aucun autre but que celui-là.



Au-delà de ça, je dois bien avouer que certains passages tirent en longueur. Ceux qui s’attendent à un film palpitant seront bien déçus. Pas de batailles sanguinaires, pas superpouvoirs monstrueux, rien de tout ça. Même si l’action se passe dans un futur proche, le système politique et la technologie reste la même, sauf en ce qui concerne ce super ordinateur. L’univers n’a donc rien d’extraordinaire et malgré quelques belles images, je dirai même qu’il est plutôt plat et assez classique.

Pour ce qui est des acteurs, j’ai été déçue de ne voir que si peu Johnny Depp (dans le rôle de Will Caster). Son personnage mourant au début, il disparait quasi-totalement ensuite. Son jeu n’apporte rien à l’intrigue. Le personnage aurait très bien pu être joué pat un autre acteur. Ça n’aurait rien changé. Rebecca Hall (dans le rôle d’Evelyn Caster) est plutôt convainquant, même si j’ai trouvé son personnage bien naïf pour une scientifique. J’ai tout de même aimé les quelques apparitions de Morgan Freeman (dans le rôle de Joseph Tagger), comme toujours.

Pour résumé, il n’y a ni action, ni émotion dans Transcendance, mais une réflexion assez bien construite autour de l’intelligence artificielle. On nous pose clairement la question du « Et si les ordinateurs venaient à penser par eux-mêmes, comment réagirions-nous ? ». Les amateurs de science-fiction pure et dure vont être déçus ! 

Vous l'avez vu ? Vous avez aimé ?


Partage !

1 petits mots

  1. Sur un sujet comme celui du film, il y avait effectivement matière à développer une réflexion beaucoup plus profonde. Mais peut-être que la littérature est plus appropriée pour cette thématique (voir par exemple http://yannickrumpala.wordpress.com/2012/01/22/la_science-fiction_comme_materiau_exploratoire/ ).

    RépondreSupprimer