Chronique BD - Kaamelott, tome 4 : Perceval et le dragon d'Airain

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Je l’avoue, j’avais quelques appréhensions quant à la lecture d’un nouvel album de Kaamelott. J’avais relevé beaucoup d’incohérences par rapport à la série dans le tome 3 et j’avais peur d’être une nouvelle fois déçue. J’ai quand même lu Perceval et le dragon d’Airain et finalement, j’ai passé un bon moment.

Le terrible Dragon d'Airain s'est réveillé ! N'écoutant que son courage, le Chevalier Lancelot se lance aussitôt vers le village menacé pour terrasser le monstre. Mais c'est compter sans l'intervention du Chevalier Perceval, qui ne supporte plus l’inaction forcée subie depuis trop longtemps à Kaamelott. Bien décidé à s'acquitter lui-même d’une Quête qui nourrira sa gloire, Perceval se lance lui aussi à la rencontre de la bête, flanqué de son inséparable furet de guerre…


L’équipe illustration/couleur n’ayant pas changé, vous allez m’entendre dire encore une fois que les personnages sont bien rendus et que j’aime beaucoup retrouvé l’esthétique de la série TV sur papier. Ça, ça ne change pas. Par contre, j’ai noté que le scénario de cet album semble beaucoup plus proche du format audiovisuel que les précédents, ce que j’ai beaucoup aimé !

D’abord, je trouve que l’univers même de la série TV est beaucoup plus présent. On commence à Kaamelott, durant un entrainement de Perceval et Karadoc, puis on migre à l’extérieur pour continuer l’aventure. Ce point de départ donne un repère bienvenu, nous faisant sentir que oui, on est bien dans le même univers.

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Ensuite, on retrouve également très bien le caractère des personnages. Là encore, ça a été un plaisir de les retrouver, surtout dans une nouvelle aventure. Lancelot fait preuve d’un égo démesuré et Perceval est représenté par la bêtise mêlée d’intelligence qui lui correspond. C’est lui qui est mis au centre de toute l’histoire et je l’ai trouvé beaucoup plus justement rendu que précédemment. Je dirai que dans cet album-ci, il est fait du grand Perceval.

Là où le tome pêche un peu, c’est dans le rythme. L’intrigue est lancée rapidement, puis s’en suit un passage assez long où les péripéties s’enchaînent logiquement mais sans réel coup d’éclat. L’histoire se dénoue d’un seul coup à la toute fin du tome, par une révélation annoncée par quelques indices préalable. Je me suis quand même demandée où on allait jusqu’à la fin, ce qui est bon point. J’aurai peut-être aimé juste un petit plus de profondeur à certains moments.

Perceval et le dragon d’Airain est certainement, avec Les Sièges de Transport, un de mes albums favoris. Le coup de cœur n’a pas encore été atteint mais cet album a vraiment tout pour plaire aux fans de la série. 

Je lui ai mis :


Mes chroniques sur les tomes précédents de Kaamelott :


FICHE TECHNIQUE :

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Titre : Perceval et le dragon d’Airain
Saga : Kaamelott (tome 4)
Scénario : Alexandre Astier
Dessins : Steven Dupré
Couleur : Benoît Bekaert
Éditions : Casterman (2009)
46 pages
13,95€

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