Ori : la féerie de la forêt

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Depuis sa sortie en mars 2015, Ori and the Blind Forest me nargue aux détours de chaque virée sur Steam ou passage au rayon « Jeux vidéo » de la Fnac ou de Leclerc. Et c’est au hasard de ce début d’année 2017, soit près de deux ans après sa sortie, que j’ai enfin eu l’occasion de l’essayer.

Résumé (sans spoilers) :
Tout commence dans la forêt de Nibel par une nuit d'orage, lorsqu'une violente bourrasque emporte une feuille de lumière du grand Arbre aux Esprits. Virevoltant dans la tempête, elle attire l'attention de Naru, créature de la forêt. Lorsqu'elle se pose enfin, la feuille prend la forme d'un enfant de lumière, endormi sous la pluie : Ori, qui sera recueilli par Naru. En grandissant, le petit esprit sylvestre va apprendre à lutter contre les ennemis de la forêt et à la protéger au péril de sa vie.

Quel gameplay* haletant !

Ori, c’est un jeu de plateformes en 2D où l’on doit se rendre d’un point A à un point B en rencontrant plus ou moins de difficultés et d’items* à récupérer sur la route. Banal me direz-vous ? C’est en effet une recette classique de jeu vidéo qu’Ori and the Blind Forest nous sert, mais non sans de multiples originalités de game design* qui surprendront les plus vétérans d’entre vous. Cependant, on touche ici selon moi au principal défaut du jeu : sa difficulté importante risquant de lasser les débutants, je le conseillerais plutôt à des joueurs relativement expérimentés. Un mode « facile » existe toutefois, et j’encourage tout de même tous les curieux à s’y essayer : il vaut le détour !

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Vite !
Ori and the Blind Forest m’a fourni de nombreuses sueurs froides : imaginez devoir traverser une zone labyrinthique où les murs et le sol sont recouverts d’épines mortelles, ou escalader à toute vitesse un arbre pour échapper à des eaux montantes déchaînées (j’ai pourtant dû recommencer ce niveau au moins 20 fois avant de le réussir, et je ne m’en suis jamais lassée !). Les différents pouvoirs acquis au fur et à mesure de l’aventure, comme se déplacer à une vitesse fulgurante ou projeter des grenades de lumière pour tuer les ennemis, rendent l’expérience de jeu très jouissive : pour en voir un petit florilège, regarde le trailer à la fin de l’article ! J’ai cependant remarqué quelques difficultés de jouabilité pour les joueurs PC : on voit clairement que le jeu a été conçu pour console, rendant ainsi la prise en main un peu plus longue sur ordinateur.

Mise en garde aux plus rageux d’entre vous : Ori s’inscrit dans la tradition vidéoludique du die and retry (littéralement : « mourir et ressayer »). L’idée, c’est de parcourir un niveau en s’attendant à mourir pour en comprendre tous les mécanismes et ainsi éviter les dangers mortels au prochain passage. Cela peut donner lieu à de nombreux rage quit* : ça a été mon cas, et pourtant, j’en ai redemandé encore. Vous avez dit maso ?

Un univers envoûtant et une intrigue pleine de poésie

L’aventure d’Ori nous guide à travers la forêt de Nibel, infestée par un mal à éradiquer incarné par Kuro, la chouette des ténèbres. Seyn, la voix de la forêt qui accompagne Ori dans ses aventures, fait office de voix off pour nous expliquer l’héritage de notre héros, les raisons de la corruption de la forêt et les moyens d’y remédier. Telle la princesse Mononoké, on parcourt la forêt pour retrouver les trois Éléments nécessaires à lui redonner la vie : l’Eau, le Vent et la Chaleur.

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Des épines sur les côtés, des monstres en haut… C’est par où ?

Les aventures d’Ori ont également leur lot de drama, puisqu’il doit affronter le deuil et la solitude autant que les dangers qui grouillent dans Nibel, dans une quête du héros aussi palpitante qu’émouvante.

>> Point bonus très rare <<
Aucun personnage n’est genré, ce qui laisse libre cours à l’imagination du joueur.

Un peu à la Avatar, Ori nous fait découvrir une forêt haute en couleurs et en dangers. Corbeaux fantomatiques et blobs de magma côtoient plantes luxuriantes et lucioles phosphorescentes. Une richesse de détails à couper le souffle peuple chaque partie de la forêt. La musique, épique et enchanteresse, colle parfaitement à cette atmosphère sylvaine aussi belle que dangereuse.

Les niveaux sont interconnectés comme dans Metroid ou Castlevania, encourageant ainsi l’exploration et l’expérimentation des nouveaux pouvoirs acquis au fur et à mesure de cette aventure magique à couper le souffle.




Ori and the Blind Forest, c’est du danger, de l’émerveillement, de l’adrénaline et des ténèbres : un cocktail efficace pour un jeu vidéo très prenant ! On ne s’ennuie pas une seconde à faire survivre ce petit lutin de la forêt à travers son histoire haute en couleurs, sur fond d’écologie et de respect de la nature. À jouer et rejouer sans modération !


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Ori and the Blind Forest
Développé par Moon Studio et édité par Microsoft Studios
Disponible sur PC et Xbox One (+7 ans)
Version standard : 13,99 €
Definitive Edition : 19,99 €








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2 petits mots

  1. Je ne l'ai pas fini, mais comme tu le dis, ce jeu est magnifique !
    Il y a Season after fall qui devrait te plaire <3

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  2. Merci beaucoup, je cherche toujours de nouveaux jeux ! Il a l'air bien sympa :)

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