Don't Starve : facile à dire !

dont-starve-video-game

On continue notre petit tour des jeux indépendants* de survie avec Don’t Starve, sorti en 2013 et qui a beaucoup fait parler de lui. Âmes sensibles s’abstenir, ce jeu apporte son petit lot d’angoisse et de stress inhérents à tout bon jeu de survie. On n’est cependant pas dans Shining, et même la peureuse que je suis y a trouvé beaucoup de plaisir. Plongeons donc ensemble dans le monde un peu inquiétant mais déjanté de Don’t Starve !
Résumé : 
Incarnez Wilson, un intrépide scientifique qui s’est fait piéger et a été transporté dans un univers sauvage et mystérieux. Apprenez à exploiter votre environnement et à vous adapter à ses habitants afin de vous échapper et trouver le chemin du retour.

Le monde vous en veut !

Vous l’avez compris, vous n’arrivez pas dans un univers très accueillant. La paisible prairie parsemée d'arbres et de fleurs dans laquelle vous apparaissez est en effet trompeuse : l’objectif principal étant aussi « simple » que de survivre le plus grand nombre de jours possible, le jeu va constamment vous donner du fil à retordre et sans arrêt attenter à votre vie. En plus, la mort est ici permanente et vous devrez tout recommencer depuis le début si vous mourez. Vous avez dit sadique ? Le monde est cependant généré aléatoirement à chaque partie afin de proposer aux joueurs·ses une expérience variée et différente à chaque fois (on avait déjà évoqué ces mécaniques des jeux dits rogue-like* dans The Flame in The Flood).

Le premier et le plus récurrent des ennemis est la Nuit : gare à vous si vous oubliez de vous munir de quoi fabriquer une torche ou un feu de camp lorsque le jour touchera à sa fin pendant vos explorations, les mains de la Nuit (oui oui, comme Freddy) ne feront qu’une bouchée de vous !

dont-starve-video-game
Des loups : sauve qui peut !

Vous devrez surveiller trois jauges afin de maintenir en vie votre personnage : la santé, la faim et la santé mentale. Vous avez bien lu le dernier ! En effet, les attaques ne seront pas seulement physiques, mais également psychologiques afin de déstabiliser au maximum votre personnage et le pousser à commettre des erreurs. La quête de nourriture prend également beaucoup de temps, comme l’annonce d’ailleurs le titre du jeu (qui pourrait se traduire par « Ne mourez pas faim » pour les non-anglicistes).

À retenir également à tout prix : la difficulté est exponentielle dans Don’t Starve… C’est-à-dire que plus vous survivrez longtemps, plus les épreuves que vous devrez surmonter seront nombreuses et difficiles !


Fabriquer et explorer : les maîtres‑mots de la survie

Vous commencez le jeu avec un seul personnage, Wilson, un jeune homme de nature plutôt résistante et dont la principale caractéristique est sa barbe à poussée rapide : pratique en hiver, moins en été ! Au fil de vos différents décès (et oui, il faudra vous y habituer), vous accumulerez des points d’expérience qui vous permettront de débloquer de nouveaux personnages aux caractéristiques plus ou moins… pittoresques ! Par exemple Woodie, le bûcheron frénétique qui se transforme en castor s’il coupe trop d’arbres, ou ma préférée, Willow, dite la pyromane, qui se balade constamment avec un briquet et brûle tout autour d’elle lorsque sa santé mentale descend ! À vous d’exploiter au mieux les forces et faiblesses du personnage choisi pour survivre. Pour atteindre cet objectif, vous trouverez dans le monde autour de vous de nombreuses ressources vous permettant de cuisiner/fabriquer vêtements, outils et machines en tout genre.

Le jeu est également rythmé par les saisons. Vous commencez généralement à l’automne : l’hiver pointera le bout de son nez aléatoirement, mais rarement avant le 16e jour – le temps qui passe vous est notifié par une horloge en haut à droite de l’écran –, ce qui devrait vous laisser le temps de vous préparer à son rude climat. Ma hantise personnelle ? Le printemps, avec ses terriers de lapins effondrés et ses pluies de grenouilles…

dont-starve-video-game
En voilà un beau camp ! Espérons que le géant de l'hiver ne vienne pas tout détruire...

Au cours de vos explorations, vous aurez l’occasion de rencontrer un bestiaire aussi varié que loufoque : les buffles d’ordinaire imperturbables à éviter en période de reproduction, les vilaines araignées qui sortent à la nuit tombée, les sympathiques cochons qui se transforment en cochons-garous à la pleine lune, les monstres des marécages verts et boutonneux appelés merms… Rien ne vous indique qui est ami ou ennemi, à vous de le découvrir !


Don’t Starve à plusieurs, Don’t Starve sur l’eau !

Deux extensions de Don’t Starve ont vu le jour depuis la sortie du jeu :

- Reign of Giants sorti en avril 2014 qui inaugure un grand monstre par saison.
- Shipwrecked sorti en mars 2016 qui modifie l’exploration par la navigation d’île en île.

Un jeu annexe qui se joue indépendamment du jeu de base, appelé Don’t Starve Together et sorti en décembre 2014, permet de jouer à Don’t Starve en mode multijoueur. Le jeu prend alors une autre dimension en combinant l’intelligence de plusieurs joueurs·ses et les capacités des différents personnages incarnés. Dans ce mode, c’est la mort de tous les joueurs·ses qui met fin à la partie : si l’un meurt, il se transforme en fantôme et erre sur la carte dans le but de trouver une pierre de résurrection, ou dans l’attente qu’un ami fabrique un cœur révélateur afin de le ramener d’entre les morts… s’il n’a pas trop fait descendre la santé mentale des autres joueurs·ses par sa présence spectrale avant ! Cet aspect collaboratif du jeu vous forcera plus que jamais à être astucieux·se dans vos mécaniques de survie.

Quelle que soit la version de Don’t Starve, le style graphique à la Burton et la bande originale génialement dérangeante composée par Vince de Vera et Jason Garner y permettent une immersion très réussie. En voici un petit aperçu avec ces différentes bandes-annonces, qui vous permettent au choix de découvrir comme Wilson est arrivé dans ce monde si étrange…


… ou encore de jeter un œil au gameplay*, en solo ou à plusieurs, et d’apercevoir les géants de l’extension Reign of Giants.


Bon jeu, et n’hésitez pas à poster des retours en commentaires !

..............................................................
Don’t Starve 
Développé et produit par Klei Entertainment.
Disponible sur PC et Mac, PS4, PS Vita, PS3, Wii U, Xbox One, iOS et Android.
Jeu de base : 14,99 €.
Extensions Reign of Giants et Shipwrecked : 4,99 € chacune.
Édition coopérative Don’t Starve Together : 14,99 €.
Console Edition : 13,99 €.
Pocket Edition (mobiles) : 4,49 €.
+12 ans.



 






Partage !

2 petits mots

  1. Ah que j'aime ce jeu! J'ai eu la chance de le voir évoluer, l'ayant acheté dès sa sortie (en bêta), il n'y avait qu'une saison au début... Je me souviens d'ailleurs n'avoir pas survécu à la 1ère nuit. Puis j'ai tenu 3 jours, puis 10, puis 70...
    Le multijoueur a apporté beaucoup de sens au jeu par ailleurs! Ah les nuits sans fin à survivre au froid et au noir à plusieurs autour d'un feu, à partager la bouffe ou à la cacher parce qu'on n'est pas sûr de tenir une journée de plus!
    Bon, j'avoue aussi que je rajoute plein de difficultés car sans monstres, on s'ennuie vite!
    Je trouve que la version sur l'eau est bien plus dure que le jeu original! Mais ça a relancé l'intérêt! Une version multi serait là-aussi la bienvenue!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci beaucoup pour le retour, c'est génial d'avoir d'autres avis ! J'ai découvert le jeu sur le tard pour ma part, ce qui ne m'a cependant pas empêchée d'apprécier ce petit bijou :) et tout comme toi, ça a été la grande éclate avec les copains quand on a pu jouer à plusieurs. Pour Shipwrecked ça devrait venir en multijoueurs (j'espère), ils ont toujours l'habitude d'ajouter du contenu petit à petit. De toute façon, la "loufoquitude" de l'équipe de Klei Entertainment n'a pas fini de nous surprendre ;)

      Supprimer