Overwatch : répondez à l'appel !


Il est temps de parler d’un jeu Blizzard ! On commence avec Overwatch, un FPS* sorti le 24 mai 2016 et qui fait beaucoup parler de lui depuis. D’abord réticente à y jouer en raison de ma nullité en jeux de tir, je me suis laissée saisir par l’engouement autour d’Overwatch, un jeu qui tente de faire du neuf avec du vieux. Voyons ensemble si c’est réussi.

Résumé :
Dans un monde où la paix s’est installée et les héros et héroïnes d’Overwatch ont été forcés à prendre leur retraite anticipée, une menace surgit à nouveau avec la Griffe,
organisation de vilains déterminés à semer la pagaille.
Mais qui incarnerez-vous ?



Du neuf avec du vieux

Dans Overwatch, vous pouvez actuellement incarner 25 personnages jouables répartis en différentes catégories : 

    • Héros offensifs : Ils permettent d'infliger de lourds dégâts aux adversaires. 
    • Héros défensifs : Ils sont dotés de capacités spéciales permettant de gêner la progression adverse. 
    • Héros tank : Ils permettent d'encaisser les dégâts et d'initier les assauts. 
    • Héros soutien : Ils sont dotés de capacités visant à soigner et/ou buffer* leurs coéquipiers.

Les joueurs·ses forment deux équipes de 6 qui s’affrontent sur une carte dans un objectif précis. Chacun choisit le personnage qu’il souhaite, à la seule condition qu’un personnage n’apparaisse pas deux fois dans la même équipe (sauf dans les parties personnalisées). Mais on peut avoir le même personnage dans chaque équipe, comme dans les jeux de baston ! La variété et l’originalité des pouvoirs des héros et héroïnes rendent le gameplay* très jouissif. La difficulté est de plus très variable d’un personnage à l’autre : il y a donc pour tous les niveaux !

Différents modes de jeu existent : capture d’un point à contrôler, attaque/défense d’un convoi, élimination de l’équipe adverse, capture de drapeau… Les différentes cartes sont modelées en fonction de ces objectifs à saisir. Ils ont une position généralement centrale et plusieurs chemins permettent d’y accéder… mais également de contourner vos ennemis afin de les prendre à revers ! En bonus, elles vous font voyager : une usine russe, un temple égyptien, un village grec, un quartier londonien…

Avec Overwatch, on a la recette classique d’un FPS*. La différence ? La diversité de ses personnages et la nervosité de son gameplay* !

Les codes des comics revisités en jeu vidéo

De nombreuses références au monde de la science-fiction et du cyberpunk parsèment le jeu, comme on le voit avec les personnages dont certains sont des robots, des humains « augmentés » avec des prothèses ou encore des animaux génétiquement modifiés.

Mais le domaine le plus exploité par Blizzard pour créer l’univers graphique, scénaristique et ludique d’Overwatch semble être celui des comics : des héros très stéréotypés avec des superpouvoirs, de fortes valeurs morales incarnées par les personnages telles que le courage ou la détermination, un univers haut en couleurs et en bruitages... Le dimorphisme sexuel des personnages, inspiré des comics et donc assez accentué, est cependant gênant : sérieusement, quel intérêt ont des guerrières à avoir des tenues de combat qui moulent parfaitement leur poitrine ? Mais ouf ! Les héroïnes sont loin de toutes être sexualisées et ont des corpulences relativement variées, ce qui nous offre un panel de personnages féminins bien plus diversifié que dans les précédents jeux Blizzard (Starcraft, Warcraft, Hearthstone…). La parité est presque respectée : 10 personnages féminins sur 22 personnages genrés, équitablement répartis dans les 4 catégories de personnages jouables. Mais la richesse des personnages réside avant tout dans la variété de leurs origines, de la sniper française au soigneur népalais en passant par la hackeuse mexicaine et le robot de défense nigérian.


 

Un scénario invisible, peu de récompenses, des joueurs difficiles

Chaque carte semble d’ailleurs être en lien avec l’histoire d’un ou plusieurs personnages jouables, mais il faudra deviner en quoi par vous-même. En effet et à mon grand regret, le scénario savamment installé par les courts-métrages utilisés pour la promotion de la sortie d’Overwatch (quelques-uns illustrent cet article) semble complètement disparaître au sein du jeu. Seules certaines répliques des personnages et quelques bulles informatives dans la galerie des héros donnent des clés sur leur histoire et leurs relations… C’est assez mince !

Passons au levelling* : les récompenses des niveaux passés sont matérialisées par des coffres à ouvrir. Quelle déception lorsqu’on comprend que tout ce qu’on aura, ce sont des goodies pour personnaliser les héros ! Tenues différentes, graffitis aux couleurs de votre personnage à apposer sur les murs, répliques rigolotes à lancer à vos partenaires ou adversaires… Sympathiques un moment, ces récompenses sont peu valorisantes quant aux heures passées à accumuler de l’expérience et du skill*.

Mais le principal point noir d’Overwatch est selon moi le team building, ou la capacité à construire une équipe adaptée à l’objectif de la partie. Plutôt facile à mettre en place quand vous jouez avec des ami·e·s, elle devient rapidement une prise de tête face à des inconnus obnubilés par leur personnage préféré et/ou qui jouent solo sans se préoccuper de la survie de leurs coéquipiers. Overwatch est fondamentalement un jeu d’équipe, où les 6 joueurs·ses doivent se coordonner pour atteindre l’objectif fixé : il n’y a pas de place pour des gens dans leur bulle ! Certains se paient en plus le luxe d’être très durs envers les débutants·es : on retrouve là les deux principales composantes de l’immaturité couramment répandue parmi la communauté de joueurs·ses Blizzard.
Mon astuce :
Désactiver le tchat pour éviter les rageux,
et vous pourrez vous éclater en toute sérénité !
***

Pour conclure, Overwatch est pour moi un excellent jeu de tir multijoueur, qui a su fidéliser des joueurs·ses en renouvelant les codes d’un genre pourtant déjà bien exploité. Mais en l’absence de mode campagne/aventure et de véritables récompenses, je trouve son prix – 40 € pour la version standard – assez excessif. Il y a de plus également des progrès à faire côté personnages féminins ! Sur ce, je vous laisse avec une séquence d’action qui, je l’espère, vous donnera envie de jouer.



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Overwatch 
Développé et produit par Blizzard Entertainment. 
Disponible sur PC, PS4 et Xbox One.
Édition standard : 39,99 €. Édition « Jeu de l’Année » : 59,99 €.
Édition Collector : 134,99 €.
+12 ans.








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